Révélée en 2024, Theodora compte aujourd’hui sur le soutien d’un public de plus en plus large, enchaînant les singles et les concerts dont les extraits font le tour des réseaux sociaux. À travers une personnalité touchante se cache une artiste qui est taillée pour la scène. 

Pour mieux comprendre l’univers de Theodora, il faut remonter jusqu’en 2022. L’artiste originaire de Suisse sort alors ses premiers morceaux indépendants. Elle participe également à des tremplins pour se faire connaître et s’ouvrir des portes. Theodora explose en 2024 avec la sortie de Kongolese sous BBL, un titre classé dans le genre bouyon antillais qui séduit toute une génération. Depuis, Theodora sort des tubes les uns après les autres et chaque nouvelle sortie de l’artiste franco-congolaise est un évènement. 

© Theodora à la Fête de l’Humanité (Guillaume Collanges) 

Une personnalité attachante 

Sur scène, Theodora est une véritable tornade. Avec son énergie débordante, elle a tout pour plaire à son public qui s’épaissit de jour en jour. Ses shows sont des moments hors du temps et toujours plus originaux les uns que les autres. Elle s’est par exemple démarquée cet été lors de sa tournée des festivals en utilisant un micro serre-tête, lui permettant d’avoir ses mains libres pour être plus dynamique. Mais Theodora, c’est avant tout une personnalité et une sensibilité qui touche son public. Investie à toute occasion, elle ne cache pas ses émotions lorsqu’elle performe, comme en témoignent ses larmes qui ont coulé lorsqu’elle a chanté “Ils me rient tous au nez” à la Fête de l’Humanité au mois de septembre. Dans une scène rap et pop que l’on critique parfois pour son manque de prestance scénique, Théodora sort du lot et fait presque l’unanimité. Ce qui rattache Theodora à son public, ce sont aussi les paroles de ses morceaux dans lesquelles chacun peut se reconnaître. Elle aborde différents thèmes, souvent tournés autour de l’amour, et joue avec les sonorités pour arriver à des créations originales. Theodora est difficile à situer sur l’échiquier des genres musicaux car elle crée un mélange culturel qui la rend d’autant plus insaisissable. Elle alterne entre le rap, la pop ou encore la musique congolaise et mélange même parfois ces styles au sein du même titre. 

© Theodora pour la pochette de Mega BBL, la réédition de son premier album (AEG Presents) 

Une ascension fulgurante 

Inconnue pour beaucoup début 2024, Theodora a bousculé les codes. Le 27 septembre 2024, elle sort « Kongolese sous BBL », le titre qui va la faire décoller par la suite. Catégorisé dans le genre bouyon, il se diffuse largement sur les réseaux sociaux comme Tik Tok et devient un hymne pour toute une génération. Theodora est alors propulsée sur le devant de la scène et doit gérer une notoriété qu’elle n’avait pas prévue. Les chiffres parlent pour elle : son single culmine à plus de 15 millions de streams dès le mois de décembre 2024 et se retrouve certifié single d’or par la SNEP. À l’heure actuelle, ses quatre morceaux les plus streamés (« Melodrama », « Fashion Designa », « Zou Bisou » et « Kongolese sous BBL ») cumulent près de 200 millions d’écoutes sur Spotify. Ce démarrage express lui a ouvert les portes des plus grandes salles et des plus grands festivals au cours de l’année 2025. Le public a pu la retrouver à Yardland, à la Fête de l’Humanité ou encore à We Love Green si l’on s’arrête seulement à l’Île de France. Les fans s’arrachent également les places de sa première tournée des Zénith qui se tiendra en 2026 et qui sera marquée par quatre représentations au Zéniths de Paris. L’ensemble des tickets part à chaque fois en quelques minutes. L’ascension de Theodora s’accompagne également de nombreuses récompenses qui montrent la reconnaissance qu’elle a au sein même du milieu de la musique. Elle a notamment reçu le prix de la révélation féminine de l’année lors de la cérémonie des Flammes en mai 2025, qui récompense les artistes de la culture urbaine.

Des collaborations remarquées qui continuent de la faire grandir 

L’année 2025 de Theodora peut être placée sous le signe de la découverte. Non seulement au niveau de ses prestations scéniques comme on l’a vu, mais aussi au niveau des partenariats et collaborations qui ont continué d’asseoir sa notoriété. Dans la réédition de son album Bad Boy Lovestory intitulée Méga BBL, on retrouve par exemple des featurings avec Luidji sur Go!, Guy2Bezbar sur Pay! et même Juliette Armanet sur Les oiseaux rares. À travers ces moments de partage, elle démontre qu’elle peut s’amuser avec des styles différents et qu’elle sait s’adapter à toutes les productions musicales. Elle a aussi composé un son avec le producteur nigérian ThisizLondon qui est également le producteur de Sza ou encore Rema, des artistes reconnus à l’échelle internationale. En septembre 2025, elle a performé lors d’un concert sponsorisé par la marque Adidas à Paris. À cette occasion, elle a partagé un instant sur la scène avec Angèle au piano, en interprétant son titre “Ils me rient tous au nez”. 

Une artiste engagée 

Le surnom de “boss lady” attribué à Theodora n’est pas dû au hasard. Elle s’affiche comme la défenseure de toutes les femmes qui, comme elle, cherche à vivre de leur passion. La féminité est un thème récurrent dans ses sons et sur scène elle ne se fixe aucune limite, quitte à être l’objet de certaines critiques. Son objectif est de montrer qu’il faut passer outre ces remarques sexistes et s’assumer tel qu’on est. Elle défend cette idée dans son titre « Ils me rient tous au nez » par exemple, dans lequel elle prend à revers tout ce qu’on a pu lui dire lors de sa jeunesse. Franco-congolaise, Theodora veut également réunir toutes les cultures autour de ses œuvres. Comme elle l’a dit lors de la cérémonie des Flammes, « ce projet, c’est vraiment pour les enfants de la diaspora, c’est pour notre musique à nous, c’est pour la musique noire ». Son approche parle à tout le monde et se trouve à la croisée entre tous les continents. L’engagement de Theodora franchit même la sphère politique puisqu’elle a notamment appelé à voter contre le Rassemblement National lors des élections législatives à l’été 2024. Élève à l’ENS, elle est issue d’une famille dans laquelle on n’hésite jamais à montrer en public ses opinions. Pour Theodora, la musique doit servir à défendre des causes et elle l’assume en interview : « je suis très contente qu’il n’y ait pas de fachos dans mes concerts ». 

L’année 2026 s’annonce encore remplie pour Theodora et ses fans qui écoutent en boucle ses morceaux car « Boss Lady, oui c’est [elle] ».

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