Après une saison 2025 qui aura vu le sacre de Lando Norris au bout du suspense, lors du tout  dernier week-end de Grand Prix à Abu Dhabi. La saison 2026 de Formule 1 s’annonce tout  aussi passionnante. Lancé ce week-end lors du premier Grand Prix d’Australie à Melbourne, le  nouvel exercice est marqué par plusieurs nouveautés qui apportent leur lot d’attentes pour les  fans.

Une nouvelle réglementation

Le premier changement majeur de cette saison, et pas des moindres, concerne la nouvelle  réglementation sur les moteurs et l’aérodynamique des monoplaces. Si cette réglementation est  restée stable depuis 2014, la FIA a décidé d’apporter des changements importants pour la saison  2026. Cette saison marque le début d’un nouveau cycle dont le but est de réduire les écarts entre  les écuries. La règlementation prévoit que la puissance des moteurs reste inchangée, mais ils  doivent désormais tirer 50 % de leur puissance d’un moteur thermique et 50 % de batteries  électriques. Dans la pratique, les équipes se sont adaptées différemment au règlement. Mercedes  a su tirer profit de cette nouvelle réglementation et notamment d’une faille dans cette dernière  pour gagner quelques chevaux en plus, ce qui peut expliquer leur grande avance durant les  qualifications et la course avec une pole position de George Russell avec trois dixièmes d’écart  sur son coéquipier Kimi Antonelli, mais surtout une seconde d’écart et plus sur tous les autres  concurrents et un doublé réalisé le lendemain lors de la course. 

© SCOTT BARBOUR / AP 

Cette nouvelle réglementation n’a pas manqué de faire réagir les pilotes, dont certains la  désapprouvent, comme Max Verstappen qui a exprimé ses inquiétudes lors des essais hivernaux  à Bahreïn. Il a qualifié les nouvelles voitures d’« anti-course » et de « Formule E sous stéroïdes  ». Lewis Hamilton a également exprimé son mécontentement à l’égard de la FIA, qui n’« aurait  rien fait » pour limiter l’avantage pris par Mercedes. 

La nouvelle réglementation change aussi l’aérodynamique des monoplaces ainsi que leurs  dimensions. La fin de saison 2025 a, par la même occasion, marqué la fin du DRS (Drag  Reduction System), un système qui permettait à une partie de l’aileron arrière de s’ouvrir ou de  se fermer afin de réduire la traînée et donc d’augmenter la vitesse des voitures, en ligne droite dans certaines zones spécifiques des circuits, et donc de favoriser les dépassements. 

En 2026, les monoplaces devront faire avec l’aérodynamique « active », un dispositif qui permet aux ailerons avant et arrière d’être mobiles, avec deux modes différents afin d’augmenter  l’appui dans les virages ou de réduire la traînée en ligne droite. Ce système couplé à de  nouvelles dimensions pour les monoplaces, perdant 20 centimètres en longueur et 10  centimètres en largeur, permettra, en principe, de dépasser plus facilement et garantir plus de  spectacle en piste entre les pilotes.  

Les espoirs côté français 

Du côté des Français, ils sont toujours trois à évoluer au plus haut niveau du sport automobile.  Esteban Ocon, au sein de l’écurie américaine Haas qui, après une saison mitigée l’an dernier,  va essayer de réaliser une meilleure saison en 2026, notamment grâce à la nouvelle  réglementation. 

De son côté, Pierre Gasly poursuit lui aussi son aventure au sein de l’écurie Alpine. Après une  saison médiocre en 2025, en ayant terminé à la 10e et dernière place au classement constructeurs et avec comme meilleur résultat une 6e place de Pierre Gasly lors du Grand Prix de Silverstone  en Grande-Bretagne, va essayer de réaliser une meilleure saison 2026. Pour se faire, Alpine a  décidé de changer de motoriste. En effet, l’écurie française, jusqu’à présent équipée d’un 

moteur Renault, est désormais équipée par Mercedes, un changement dont Alpine espérera tirer  profit rapidement, notamment au vu de la bonne performance du moteur Mercedes.  

Mais l’attente majeure côté français se situe du côté de l’équipe Red Bull Racing, qui voit  l’arrivée du jeune pilote Isack Hadjar en tant que deuxième pilote aux côtés du quadruple  champion du monde de F1 Max Verstappen. Après avoir réalisé une saison XXL avec l’équipe  Racing Bulls et notamment un remarquable podium au Grand Prix de Zandvoort, aux Pays-Bas,  l’annonce de son transfert vers l’écurie britannique a fait naître beaucoup d’attentes du côté des  supporters français, qui espèrent le voir briller au plus haut niveau. Il arrive dans une écurie  performante où il aura tous les outils pour exprimer son plein potentiel et apprendre aux côtés  de Max Verstappen. 

© SANDER KONING/ANP SPORT/Presse Sports 

La venue d’une 11e écurie 

Autre nouveauté cette année, c’est l’arrivée d’une 11e écurie dans le paddock. Cela n’était plus  arrivé depuis 2016 et l’apparition de l’écurie Haas. En 2026, c’est le constructeur américain  Cadillac qui arrive en Formule 1, équipé de moteurs Ferrari avant de produire ses propres  moteurs en 2028. Cadillac espère rapidement réussir parmi les autres constructeurs, c’est  pourquoi, pour leur duo de pilotes, ils ont fait appel à l’expérience avec le Finlandais Valtteri  Bottas et le Mexicain Sergio Pérez. Ils tenteront d’aider l’écurie pour ses débuts, qui risquent  d’être compliqués après les premiers résultats de Melbourne. 

Nouveau circuit en Espagne et crainte au Moyen-Orient 

Cette année est aussi marquée par l’arrivée d’un nouveau circuit semi-urbain à Madrid, en  Espagne, nommé le « Madring », et qui vient remplacer le Grand Prix d’Émilie-Romagne qui  se tenait jusqu’à présent. Ce circuit est pour le moment prévu au calendrier de la saison de F1  jusqu’en 2035, mais il pourrait bien perdurer au-delà. Avec un tracé d’une longueur de 5,474 kilomètres et ses 22 virages permettent à l’Espagne d’avoir un second Grand Prix sur son  territoire et pourrait, à l’avenir, remplacer le circuit de Barcelone.  

Enfin, les récentes tensions au Moyen-Orient mettent en péril la tenue de certains Grands Prix  qui doivent avoir lieu dans les pays du Golfe. Il s’agit des Grands Prix de Bahreïn et d’Arabie  saoudite, qui doivent normalement avoir lieu le 12 et le 19 avril 2026. 

Pour le moment, la FIA ne s’est pas clairement prononcée, mais de premières sources émettaient  l’idée de remplacer ces Grands Prix par une course à Imola en Italie, à Portimão au Portugal ou  encore au Castellet en France. Toutefois, selon les dernières informations de l’agence de presse  Reuters, ces Grands Prix pourraient être annulés sans remplacement ni reprogrammation en  raison du trop grand défi logistique que cela représente. 

Avec une réglementation renouvelée, une nouvelle écurie et plusieurs inconnues sportives, la  saison 2026 ouvre un nouveau cycle pour la Formule 1, où toutes les cartes pourraient être redistribuées. 

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